Synthèse
Vue d’ensemble
Section intitulée « Vue d’ensemble »Cette synthèse est organisée en sept grandes branches stables. Les CM, TP, annexes et exercices viennent progressivement enrichir ces chapitres au lieu de créer une nouvelle structure à chaque séance.
| Chapitre | Grande branche | Contenu qui y sera regroupé |
|---|---|---|
| 1 | Fondements probabilistes | variables aléatoires, pmf/pdf/cdf, espérance, variance, quantiles, transformations, LLN |
| 2 | Modèles probabilistes et distributions | lois usuelles, paramètres, support, mgf, standardisation, relations entre lois |
| 3 | Dépendance et variables multivariées | lois jointes, marginales, conditionnelles, indépendance, covariance, corrélation, normale multivariée |
| 4 | Statistiques descriptives et échantillonnage | population/échantillon, statistiques empiriques, TCL, distributions d’échantillonnage, propriétés de et |
| 5 | Estimation et incertitude | estimateurs, moments, maximum de vraisemblance, biais, variance, MSE, simulation, bootstrap, intervalles de confiance |
| 6 | Tests d’hypothèses | une/deux populations, moyennes, variances, p-values, erreurs de type I/II |
| 7 | Régression et modèles statistiques | régression linéaire, inférence/prédiction, ANOVA, séries temporelles, introduction au GPR |
Fil conducteur du cours
Toujours relier
1. Fondements probabilistes
Section intitulée « 1. Fondements probabilistes »Source principale : slides Statistics 2026–2027, bloc “Back to probabilities”. Cette branche fixe le langage probabiliste réutilisé dans toute la suite du cours.
Expérience, événements et variable aléatoire
Section intitulée « Expérience, événements et variable aléatoire »Pour une expérience aléatoire, désigne l’ensemble des résultats possibles . À chaque événement est associée une probabilité , avec .
Variable aléatoire et réalisation
Une variable aléatoire est une fonction
On note la variable par une majuscule et une réalisation observée par une minuscule :
Le support (ou range) de , noté ici , est l’ensemble des valeurs que peut prendre.
| Variable discrète | Variable continue | |
|---|---|---|
| Support | fini ou dénombrable | intervalle de ou |
| Objet probabiliste | pmf | |
| Probabilité en un point | ||
| Probabilité sur un intervalle | somme des masses | aire sous la densité |
| Espérance | somme sur le support | intégrale sur le support |
PMF, PDF et CDF
Section intitulée « PMF, PDF et CDF »Convention de notation
Lorsqu’une seule variable aléatoire est étudiée, on utilise les notations légères du cours :
Les indices , , sont réservés aux situations où plusieurs variables interviennent et où ils évitent une ambiguïté.
Cas discret — probability mass function (pmf)
Section intitulée « Cas discret — probability mass function (pmf) »Pour une variable aléatoire discrète,
La pmf vérifie
Pour ,
Les bornes comptent dans le cas discret. Par exemple,
Réflexe — variable discrète
On additionne des probabilités ponctuelles. Si l’on demande , on somme les valeurs admissibles ou on utilise le complément via la cdf.
Cas continu — probability density function (pdf)
Section intitulée « Cas continu — probability density function (pdf) »Pour une variable aléatoire continue, la densité vérifie
et
Pour ,
Comme pour une variable continue,
Piège — densité ≠ probabilité ponctuelle
Pour une variable continue,
et
La valeur est une densité. Une probabilité correspond à une aire sous la courbe.
Réflexe — variable continue
On intègre la densité sur l’intervalle demandé. Par exemple,
pour une variable continue.
Fonction de répartition — cumulative distribution function (cdf)
Section intitulée « Fonction de répartition — cumulative distribution function (cdf) »La cdf est définie pour une variable discrète ou continue par
Pour une variable discrète,
Pour une variable continue de densité ,
Lorsque est dérivable,
Une identité utile, valable en général, est
Dans le cas continu, les probabilités aux bornes valent zéro, donc on peut aussi écrire simplement
PMF, PDF et CDF en une ligne
- discrète : donne directement ;
- continue : est une densité, une probabilité est une intégrale ;
- cdf : cumule la probabilité jusqu’à .
Quantiles
Section intitulée « Quantiles »Définition — quantile
Pour , le quantile d’ordre , noté , est défini dans le cours par
Si est continue et que sa cdf est inversible,
L’interprétation est directe :
Par exemple,
- laisse 5 % de probabilité à gauche et 95 % à droite ;
- est la médiane ;
- et sont les premier et troisième quartiles.
Pour une variable continue dont le support commence en , trouver revient à résoudre
Méthode — trouver un quantile
- identifier la probabilité cumulée demandée ;
- écrire ;
- résoudre pour ou lire le quantile dans une table ;
- si la variable n’est pas standardisée, revenir à son échelle d’origine.
Quantiles d’une loi normale
Section intitulée « Quantiles d’une loi normale »Si
et si désigne le quantile d’ordre de , alors
En effet,
Pour la normale standard,
Ainsi, pour ,
Attention à la notation des tables
Les slides définissent aussi par une probabilité en queue droite :
Ce est donc le quantile d’ordre :
Ne pas confondre cette notation avec défini directement par .
Pour une normale, SciPy permet de récupérer directement un quantile avec
from scipy.stats import normnorm.ppf(p, loc=mu, scale=sigma)Espérance et moments
Section intitulée « Espérance et moments »L’espérance représente la valeur moyenne théorique obtenue sur un très grand nombre de répétitions.
Cas discret
Section intitulée « Cas discret »Pour une variable discrète de support ,
Plus généralement,
Cas continu
Section intitulée « Cas continu »Pour une variable continue de support et de densité ,
Si le support est un intervalle ,
Si le support est tout ,
Plus généralement,
Le moment d’ordre est .
Pièges sur l’espérance
En général,
et
La seconde égalité est vraie notamment lorsque et sont indépendantes.
Propriétés de linéarité :
Aucune hypothèse d’indépendance n’est nécessaire pour ces deux relations.
Mini-exemple — dé équilibré
Si est le résultat d’un dé équilibré,
Alors
n’est pas une face possible : l’espérance est une moyenne théorique, pas nécessairement une valeur observable.
Variance et écart-type
Section intitulée « Variance et écart-type »La variance mesure la dispersion autour de la moyenne :
La formule de calcul la plus utilisée est
L’écart-type est
Propriétés importantes :
Donc ajouter une constante déplace la distribution sans modifier sa dispersion, tandis que multiplier par multiplie la variance par .
Pour deux variables quelconques,
Transformation d’une variable continue
Section intitulée « Transformation d’une variable continue »Les slides Statistics 2026–2027 donnent explicitement, pour une transformation affine
la densité
avec le support obtenu en transformant le support de par .
Réflexe — transformation affine
Pour :
- transformer le support de pour obtenir celui de ;
- utiliser directement
- pour les moments, utiliser
Loi des grands nombres
Section intitulée « Loi des grands nombres »Pour des variables de même espérance et variance finie, le cours rappelle que la moyenne empirique
se rapproche de lorsque augmente :
C’est le lien entre la quantité théorique et la moyenne calculée sur de nombreuses observations.
Réflexe — une variable aléatoire
Avant tout calcul :
- identifier si est discrète ou continue ;
- identifier son support ;
- choisir pmf ou pdf ;
- traduire la question en probabilité, espérance, variance ou quantile ;
- utiliser une somme pour le discret et une intégrale sur le support pour le continu.
2. Modèles probabilistes et distributions
Section intitulée « 2. Modèles probabilistes et distributions »Source actuelle — Appendix 1. Le fichier est daté 2023–2024 mais est fourni avec les supports de statistiques disponibles pour 2026–2027. Il présente les distributions de probabilité supposées maîtrisées avant l’inférence statistique.
Cette branche sert de boîte à outils probabiliste : reconnaître une situation, identifier la loi, connaître son support, ses paramètres, son espérance et sa variance, puis utiliser ses propriétés pour construire d’autres variables aléatoires.
Réflexe de modélisation
Pour chaque variable aléatoire, identifier dans cet ordre :
- discrète ou continue ;
- support des valeurs possibles ;
- situation réelle modélisée ;
- distribution et paramètres ;
- et ;
- propriétés utiles pour une somme, une transformation ou un calcul de probabilité.
Carte rapide
Section intitulée « Carte rapide »Distributions discrètes
Section intitulée « Distributions discrètes »| Distribution | Situation typique | Support | Espérance | Variance |
|---|---|---|---|---|
| Uniforme discrète | issues équiprobables | |||
| Bernoulli | un essai succès/échec | |||
| Binomiale | nombre de succès en essais indépendants | |||
| Géométrique | nombre d’essais jusqu’au premier succès | |||
| Poisson | nombre d’événements dans une unité de temps/espace |
Distributions continues
Section intitulée « Distributions continues »| Distribution | Situation typique | Support | Espérance | Variance |
|---|---|---|---|---|
| Uniforme | valeurs uniformément réparties sur un intervalle | |||
| Normale | quantité symétrique autour d’une valeur centrale | |||
| Exponentielle | durée / temps d’attente positif | |||
| Gamma | quantité positive, notamment somme d’exponentielles | |||
| Khi-deux | somme de carrés de normales standards | |||
| Student | rapport impliquant une normale et un | — | — | |
| Fisher | rapport de deux normalisés | — | — |
Distributions discrètes
Section intitulée « Distributions discrètes »Uniforme discrète
Section intitulée « Uniforme discrète »Si prend les valeurs avec la même probabilité,
Alors
Cette loi modélise une expérience avec un nombre fini d’issues équiprobables.
Bernoulli
Section intitulée « Bernoulli »Une variable modélise un seul essai à deux issues :
Sa pmf est
et
Binomiale
Section intitulée « Binomiale »Une variable compte le nombre total de succès dans essais de Bernoulli lorsque :
- la probabilité de succès reste constante ;
- les essais sont mutuellement indépendants.
En posant ,
La moment generating function (mgf) est
et
Relations binomiales
Si sont des Bernoulli indépendantes de même paramètre ,
Et si et sont construits à partir d’essais indépendants de même probabilité de succès,
Géométrique
Section intitulée « Géométrique »Une variable compte le nombre d’essais nécessaires jusqu’au premier succès.
Avec ,
Sa mgf est
et
Une variable compte un nombre d’événements dans une unité de temps ou d’espace.
Sa mgf est
et
Approximation binomiale par Poisson
La loi de Poisson est une limite de la loi binomiale :
L’Appendix propose comme règle pratique : si est grand (par exemple ) et petit (par exemple ),
Distributions continues
Section intitulée « Distributions continues »Uniforme continue
Section intitulée « Uniforme continue »Si ,
Sa cdf est
L’Appendix utilise également
Enfin,
Une variable possède la densité
avec
et
La densité est en cloche, symétrique autour de . Le paramètre déplace le centre ; un plus grand produit une distribution plus étalée.
Normale standard et convention des tables
Section intitulée « Normale standard et convention des tables »La normale standard est
Les slides notent la valeur telle que
Ainsi,
Par symétrie,
Méthode — Standardiser une normale
Si
alors
Pour calculer une probabilité avec les tables,
Toute transformation affine d’une normale reste normale :
Exponentielle
Section intitulée « Exponentielle »Une variable est définie sur par
Elle est utilisée notamment pour modéliser des durées, temps inter-arrivées, temps de fonctionnement ou temps d’attente.
et
Piège de paramétrisation
Dans l’Appendix, est un paramètre d’échelle :
Il faut donc conserver cette convention lorsque l’on lit les exercices du cours.
Une variable , avec , a pour densité
La fonction Gamma est
avec
et, pour ,
Pour ,
et
Propriétés importantes :
et si des variables indépendantes ont le même paramètre d’échelle ,
Lorsque , une Gamma peut être vue comme la somme de exponentielles indépendantes.
Khi-deux
Section intitulée « Khi-deux »Une variable est la somme des carrés de variables normales standards indépendantes :
Sa densité est
La loi du khi-deux est un cas particulier de la Gamma :
Donc
L’Appendix souligne que cette relation avec les normales devient importante plus tard pour l’inférence statistique et les tests d’hypothèses.
Soient deux variables indépendantes
Alors
suit une loi de Student à degrés de liberté.
Sa densité est
Propriétés indiquées dans l’Appendix :
- est symétrique autour de ;
- lorsque augmente, ;
- est une loi de Cauchy ;
- la loi de Student sera utilisée pour la validation de variables explicatives en régression.
Fisher–Snedecor
Section intitulée « Fisher–Snedecor »Soient deux variables indépendantes
Alors
suit une loi de Fisher–Snedecor à degrés de liberté.
La propriété de réciprocité à retenir est
L’Appendix relie cette loi à la comparaison de variances entre deux échantillons.
Relations entre les lois
Section intitulée « Relations entre les lois »Carte des relations à connaître
Commandes Python mentionnées dans l’Appendix
Section intitulée « Commandes Python mentionnées dans l’Appendix »from scipy.stats import binom, norm, expon, gamma
# Binomiale : P(X = k)binom.pmf(k, n, p)
# Normalenorm.pdf(x, loc=mu, scale=sigma)norm.cdf(x, loc=mu, scale=sigma)norm.ppf(p, loc=mu, scale=sigma)
# Exponentielle, paramétrée par beta comme échelleexpon.pdf(x, scale=beta)expon.cdf(x, scale=beta)
# Gamma, beta est le paramètre d'échellegamma.pdf(x, a=alpha, scale=beta)gamma.cdf(x, a=alpha, scale=beta)La diapositive de l’Appendix affiche
a=μdans l’appel ànorm.cdf; la convention SciPy utilisée ici estloc=μ, cohérente avec l’appelnorm.pdfde la même diapositive.
Checklist distributions
- reconnaître Bernoulli, Binomiale, Géométrique, Poisson, Uniforme, Normale, Exponentielle et Gamma à partir d’une situation ;
- connaître leur support, espérance et variance ;
- savoir standardiser avec ;
- comprendre la convention de quantile utilisée dans le cours ;
- connaître les liens Gamma–Exponentielle et Gamma– ;
- reconnaître les constructions de Student et Fisher.
3. Dépendance et variables multivariées
Section intitulée « 3. Dépendance et variables multivariées »Sources : slides 2026–2027 sur l’indépendance, la dépendance linéaire et les variables multivariées, complétés par l’Appendix 1 pour la normale multivariée.
Distribution jointe et marginales
Section intitulée « Distribution jointe et marginales »Lorsque plusieurs variables sont observées ensemble, leur distribution jointe décrit leurs valeurs simultanées.
Pour deux variables discrètes,
Les marginales s’obtiennent en sommant sur l’autre variable :
Pour deux variables continues, la densité jointe est et
Le moment croisé se calcule par
ou, dans le cas continu,
Distribution conditionnelle
Section intitulée « Distribution conditionnelle »Pour des variables discrètes,
Pour des variables continues,
La même logique permet de calculer une espérance conditionnelle :
pour le cas discret, avec l’analogue intégral dans le cas continu.
Réflexe — joint → marginal → conditionnel
À partir d’une table ou d’une densité jointe :
- obtenir les marginales ;
- vérifier l’indépendance si nécessaire ;
- seulement ensuite construire une distribution conditionnelle.
Indépendance
Section intitulée « Indépendance »Deux variables et sont indépendantes si la connaissance de l’une n’apporte pas d’information sur l’autre.
Pour toutes valeurs admissibles :
ou, dans le cas continu,
Si et sont indépendantes,
Covariance
Section intitulée « Covariance »La covariance mesure la dépendance linéaire entre deux variables :
La forme de calcul usuelle est
Propriétés :
Si , alors
Piège majeur — covariance nulle ≠ indépendance
Toujours :
Mais en général,
Une dépendance non linéaire peut exister sans covariance. Un exemple classique est une relation du type pour une distribution symétrique de autour de .
Corrélation
Section intitulée « Corrélation »Le coefficient de corrélation normalise la covariance :
Il est sans unité et vérifie
- proche de : forte relation linéaire positive ;
- proche de : forte relation linéaire négative ;
- proche de : faible ou absence de relation linéaire, sans conclure automatiquement à l’indépendance.
Si
avec une relation affine exacte, alors si et si .
Normale bivariée
Section intitulée « Normale bivariée »Si suit une loi normale bivariée, l’Appendix utilise les paramètres
La densité s’écrit
avec
Les marginales sont
et la corrélation vaut .
Cas spécial de la normale bivariée
Si est conjointement normal,
C’est le cas important où une covariance nulle implique bien l’indépendance.
De plus, toute combinaison linéaire
est normale avec
Normale multivariée
Section intitulée « Normale multivariée »On note
où
est le vecteur des moyennes et la matrice de covariance.
Dans le cas multivarié normal,
Pour une transformation affine
la variable reste multivariée normale avec
Réflexe — combinaison linéaire d’une normale multivariée
Si
et si une variable scalaire est définie par
alors
donc
Dans la matrice de covariance,
les termes diagonaux sont les variances et les termes hors diagonale sont les covariances.
Pour , la formule de variance peut aussi se lire sans matrices :
La constante modifie l’espérance mais pas la variance.
4. Statistiques descriptives et échantillonnage
Section intitulée « 4. Statistiques descriptives et échantillonnage »Source principale : slides Statistics 2026–2027, blocs “Descriptive statistics” et “Normal random variable and CLT”. Cette branche marque la transition entre un modèle probabiliste théorique et des données observées.
Population, sample et données observées
Section intitulée « Population, sample et données observées »- population : ensemble de toutes les observations, réponses, mesures ou comptages qui nous intéressent ;
- sample (échantillon) : sous-ensemble observé de cette population ;
- sample size (taille de l’échantillon) : nombre d’observations, noté .
Random sample vs observed sample
Avant observation, on manipule les variables aléatoires
Après observation, on dispose des réalisations
Il faut donc distinguer la variable aléatoire de sa valeur observée.
Premiers résumés descriptifs
Section intitulée « Premiers résumés descriptifs »La sample mean (moyenne empirique) de observations est
La sample median (médiane empirique) est le quantile empirique d’ordre : 50 % des observations sont en dessous et 50 % au-dessus.
La moyenne décrit le centre de gravité des données. La médiane est souvent plus robuste aux valeurs extrêmes.
Théorique vs observé
Ne pas confondre :
| Objet | Nature |
|---|---|
| caractéristique théorique de la population/modèle | |
| statistique aléatoire avant observation | |
| valeur réellement calculée sur les données observées |
Cette distinction deviendra centrale lors de l’estimation.
Théorème central limite — TCL
Section intitulée « Théorème central limite — TCL »Soient des variables iid — independent and identically distributed (indépendantes et identiquement distribuées) telles que
Le théorème central limite affirme que
Donc, pour suffisamment grand,
Pour la somme
on obtient
Idée du TCL
Même si la loi des n’est pas normale, la moyenne ou la somme d’un grand nombre de variables iid devient approximativement normale.
C’est ce qui permet de transformer de nombreux problèmes en calculs avec la normale standard.
Approximation normale d’une binomiale
Section intitulée « Approximation normale d’une binomiale »Une variable
peut s’écrire comme la somme de Bernoulli indépendantes. Par le TCL,
On standardise alors avec
Le critère pratique donné dans les slides pour que l’approximation soit raisonnable est
Méthode — utiliser le TCL
- identifier la variable ou la somme à approximer ;
- calculer sa moyenne et sa variance ;
- écrire l’approximation normale ;
- standardiser ;
- lire la probabilité dans les tables de la normale standard.
Pour une binomiale :
Piège — le TCL n’est pas magique
Une approximation normale peut être mauvaise si l’échantillon est trop petit ou si est trop proche de ou de . Il faut vérifier les conditions avant d’utiliser l’approximation.
Tableau de choix — distributions d’échantillonnage
Section intitulée « Tableau de choix — distributions d’échantillonnage »| Distribution of | Statistics | |||
|---|---|---|---|---|
| unknown and large | ok | ok | ||
| - | ok | |||
| ok | - |
This table is the key to understand Hypothesis testing.
5. Estimation et incertitude
Section intitulée « 5. Estimation et incertitude »Sources principales : slides Statistics 2026–2027, bloc “Estimation: moments and likelihood”, complétés par le TP2. L’objectif est de passer d’un modèle probabiliste contenant un paramètre inconnu aux données observées, puis de construire une règle qui estime ce paramètre.
Paramètre, estimateur et estimation observée
Section intitulée « Paramètre, estimateur et estimation observée »On suppose que
forment un échantillon aléatoire issu d’un modèle de loi
où est un paramètre inconnu du modèle.
À distinguer absolument
- paramètre : quantité fixe mais inconnue de la population ou du modèle ;
- estimator (estimateur) : fonction de l’échantillon aléatoire ; c’est donc lui-même une variable aléatoire ;
- observed estimate (estimation observée) : nombre obtenu après avoir remplacé les variables aléatoires par les données effectivement observées.
Ainsi,
L’objectif n’est donc pas de “trouver exactement” , mais de construire un estimateur qui se comporte bien lorsque l’échantillon varie.
Qualité d’un estimateur : biais, variance et MSE
Section intitulée « Qualité d’un estimateur : biais, variance et MSE »Le bias (biais) mesure le décalage moyen entre l’estimateur et le vrai paramètre :
Un estimateur est unbiased (non biaisé) si
Sa variance
mesure à quel point sa valeur changerait d’un échantillon à l’autre.
La mean squared error — MSE (erreur quadratique moyenne) mesure l’erreur quadratique moyenne :
Le cours utilise la décomposition
Un faible biais ne suffit donc pas : deux estimateurs d’un même paramètre peuvent être comparés par leur biais et leur variance, ou directement par leur MSE.
Consistency et propriétés asymptotiques
Section intitulée « Consistency et propriétés asymptotiques »La consistency (convergence) décrit ce qui se passe lorsque la taille de l’échantillon augmente. Un estimateur (\hat\theta_n) est consistant pour (\theta) si
Intuitivement : avec de plus en plus de données, l’estimateur se concentre autour de la vraie valeur du paramètre.
Unbiased ≠ consistent
Ces deux propriétés ne répondent pas à la même question :
- unbiased (non biaisé) : pour une taille d’échantillon donnée, ;
- consistent : lorsque augmente, converge vers .
Un estimateur peut donc être biaisé pour tout fini tout en devenant correct asymptotiquement.
Les slides indiquent que les estimateurs par moments sont en général consistants, mais qu’ils n’ont pas nécessairement la plus petite variance.
Sous les conditions asymptotiques du cours, le MLE possède des propriétés plus fortes :
- il devient asymptotiquement non biaisé ;
- sa distribution devient asymptotiquement normale ;
- sa variance asymptotique est minimale parmi les estimateurs asymptotiquement non biaisés considérés.
L’idée à retenir n’est pas la preuve, mais le sens statistique :
Method of Moments — MME
Section intitulée « Method of Moments — MME »La method of moments (méthode des moments) part d’une idée simple :
les moments théoriques du modèle dépendent de ; les moments empiriques calculés sur l’échantillon doivent leur ressembler.
Le moment théorique d’ordre est
et le moment empirique correspondant est
Si contient paramètres inconnus, on utilise en général moments et on résout
Dans le cas très fréquent d’un seul paramètre, le premier moment suffit souvent :
puis on isole le paramètre.
Méthode — estimation par moments
- identifier le paramètre inconnu ;
- calculer un ou plusieurs moments théoriques ;
- calculer les moments empiriques correspondants ;
- poser moment théorique = moment empirique ;
- résoudre pour obtenir ;
- distinguer ensuite l’estimateur de sa valeur observée .
Maximum Likelihood Estimation — MLE
Section intitulée « Maximum Likelihood Estimation — MLE »La maximum likelihood estimation — MLE (estimation par maximum de vraisemblance) utilise toute la forme du modèle probabiliste, pas seulement quelques moments.
Pour un échantillon iid observé , la likelihood (vraisemblance) est
pour un modèle continu, avec la même logique en remplaçant la pdf par la pmf dans le cas discret.
Lorsque les données sont fixées, est considérée comme une fonction du paramètre . Elle mesure quelles valeurs de rendent l’échantillon observé le plus compatible avec le modèle.
Likelihood ≠ probabilité de $\theta$
n’est pas une distribution de probabilité sur .
Les données sont ici considérées comme observées et fixes ; c’est que l’on fait varier pour comparer les valeurs possibles du paramètre.
Le maximum likelihood estimator est défini par
Comme un logarithme est strictement croissant, maximiser revient à maximiser la log-likelihood (log-vraisemblance)
Pour des observations iid,
Le logarithme transforme donc le produit de la likelihood en une somme beaucoup plus facile à dériver.
Méthode — maximum de vraisemblance
- identifier le modèle , le domaine admissible de et le support ;
- écrire la likelihood
- prendre le logarithme
- vérifier avant de dériver si le support ou la formule de dépend de ;
- si est régulière sur le domaine intérieur, chercher les candidats avec
- vérifier qu’il s’agit bien d’un maximum et examiner les contraintes ou les bords du domaine ;
- réécrire le résultat comme estimateur en fonction de .
Pourquoi deux exercices de MLE peuvent être très différents
Section intitulée « Pourquoi deux exercices de MLE peuvent être très différents »La méthode statistique reste la même ; c’est le modèle probabiliste qui change.
Si le support est fixe et qu’une seule expression s’applique à toutes les observations, la log-vraisemblance est souvent une fonction régulière : on peut généralement utiliser directement
En revanche, si le paramètre détermine lui-même le support ou la branche de la densité à utiliser, faire varier peut faire passer une observation d’une expression de la densité à une autre. La likelihood devient alors par morceaux ; une simple dérivation globale peut ne pas suffire.
Leçon du TP2
- Exercice 3 : le support reste fixe et modifie seulement la valeur de la densité ; la log-likelihood est régulière et le calcul par dérivation fonctionne directement.
- Exercice 2 : fixe aussi le point où la formule de la densité change ; lorsque traverse une observation , la contribution de cette observation à la likelihood change de branche.
Donc :
MME et MLE ne donnent pas forcément le même estimateur
Section intitulée « MME et MLE ne donnent pas forcément le même estimateur »Les deux méthodes répondent à des idées différentes :
- MME : faire correspondre des caractéristiques théoriques et empiriques ;
- MLE : choisir le paramètre qui maximise la vraisemblance des données observées.
Elles peuvent parfois conduire au même estimateur — le cours montre par exemple que, pour une exponentielle paramétrée par son échelle , les deux donnent — mais ce n’est pas une propriété générale.
Les slides indiquent aussi que, sous les conditions asymptotiques appropriées, le MLE est asymptotiquement non biaisé, asymptotiquement normal et possède une variance asymptotique minimale parmi les estimateurs asymptotiquement non biaisés considérés.
Réflexe estimation
Avant de calculer, écrire mentalement :
Les parties simulation, bootstrap et intervalles de confiance seront ajoutées dans cette même branche lorsqu’elles seront travaillées dans le cours et les TP.
6. Tests d’hypothèses
Section intitulée « 6. Tests d’hypothèses »Source : slides Statistics 2026–2027, p. 137–165. Fil conducteur : question réelle → modèle → hypothèses → statistique → décision → interprétation.
6.1. Pourquoi faire un test ?
Section intitulée « 6.1. Pourquoi faire un test ? »Exemple du cours : une machine doit remplir les bouteilles à 500 ml. On mesure bouteilles pour déterminer si la moyenne réelle de production est conforme à cette valeur.
| À identifier | Dans cet exemple |
|---|---|
| Population | Toutes les bouteilles produites par la machine |
| Échantillon observé | ; moyenne ; variance |
| Paramètre inconnu | Moyenne et variance de la production |
| Hypothèses de modèle | Volumes iid et normaux |
La null hypothesis (hypothèse nulle) est l’affirmation testée ; l’alternative hypothesis (hypothèse alternative) exprime la différence recherchée.
On ne connaît pas : on prend une décision à partir de l’échantillon, en maîtrisant le risque d’erreur de type I.
6.2. Les six étapes d’un test
Section intitulée « 6.2. Les six étapes d’un test »- Identifier population, données, paramètre et conditions (indépendance, normalité, variance connue ou non).
- Écrire et ; choisir une alternative à droite, à gauche ou bilatérale.
- Fixer , le significance level (niveau de signification), généralement 5 %.
- Choisir et sa distribution sous ; calculer .
- Décider par région de rejet ou p-value : rejeter si , sinon ne pas rejeter .
- Interpréter dans le contexte : ce que les données permettent ou non d’affirmer.
Erreurs de décision
Section intitulée « Erreurs de décision »| Réalité | Décision | Nom |
|---|---|---|
| vraie | Rejeter | Type I, probabilité |
| fausse | Ne pas rejeter | Type II, probabilité |
| fausse | Rejeter | Bonne décision ; puissance |
Que signifie une p-value ?
Section intitulée « Que signifie une p-value ? »La p-value (valeur-p) est le plus petit niveau qui conduirait au rejet pour les données observées. Elle se calcule sous , du côté indiqué par .
| Alternative | Région de rejet | p-value |
|---|---|---|
| Paramètre valeur annoncée | Queue droite : | Aire sous à droite de |
| Paramètre valeur annoncée | Queue gauche : | Aire sous à gauche de |
| Paramètre valeur annoncée | Deux queues : ou | Aire dans les deux extrémités ; pour Student symétrique : |
Ici désigne le quantile d’ordre de la loi pertinente (convention du formulaire officiel).
Piège fréquent — p-value
- : rejeter .
- : ne pas rejeter , jamais « accepter ».
- Une p-value ne vaut pas . Le raccourci de la slide 152 (« likely/unlikely ») ne doit pas être lu comme une probabilité de l’hypothèse.
6.3. Tests sur une population normale
Section intitulée « 6.3. Tests sur une population normale »On suppose iid de loi .
| Question | Statistique observée | Loi sous | |
|---|---|---|---|
| Moyenne, inconnue | Student | ||
| Variance |
Le test sur la moyenne compare l’écart à son erreur standard. Celui sur la variance vérifie si la dispersion observée est compatible avec .
Exemple des slides 146–156 : sur le remplissage des bouteilles, le test bilatéral n’est pas rejeté à 5 %. Le service qualité vérifie aussi la dispersion en testant la limite d’écart-type ml, via une statistique .
6.4. Tests sur deux populations normales indépendantes
Section intitulée « 6.4. Tests sur deux populations normales indépendantes »On dispose de deux échantillons avec et .
Comparer les moyennes :
| Variance des populations | Loi de la statistique sous |
|---|---|
| Commune connue : | Normale standard |
| Commune inconnue, supposée égale | Student |
Si est connue :
Si la variance commune est inconnue :
La pooled variance (variance poolée) combine les deux variances d’échantillon :
Condition : employer cette Student poolée seulement si les variances de population sont supposées égales.
Comparer les variances : on teste avec la statistique de Fisher :
Si , une valeur élevée soutient : utiliser la queue droite. Pour l’exemple des deux machines, le cours obtient (slide 164) ; l’égalité des variances est donc rejetée à 5 %.
6.5. Choisir le bon test
Section intitulée « 6.5. Choisir le bon test »| Question concrète | Paramètre | Test dans les slides |
|---|---|---|
| Une moyenne contre une cible | Student à un échantillon, variance inconnue | |
| Une variance contre une limite | à un échantillon | |
| Différence de moyennes de deux groupes | Normal si variance commune connue ; Student poolée sinon | |
| Égalité de deux variances | Fisher à deux échantillons |
Toujours vérifier les conditions et choisir le sens de avant le quantile. Les formules et régions de rejet complètes figurent dans le fichier formulaire.
7. Régression et modèles statistiques
Section intitulée « 7. Régression et modèles statistiques »Source : slides Statistics 2026–2027, p. 166–206. Progression : modèle → estimation → ajustement → incertitude → tests → intervalles → ANOVA. Les longues preuves matricielles marquées for information (slides 183–185) ne sont pas reprises.
7.1. Modèle et interprétation
Section intitulée « 7.1. Modèle et interprétation »Exemple du cours : on suspend une masse à un ressort et on mesure sa déformation (loi de Hooke). La régression décrit comment la réponse dépend d’un ou de plusieurs facteurs explicatifs.
La notation matricielle rassemble les observations : , avec de dimension (colonne de 1 pour l’intercept).
| Statut | Ce que représente l’objet |
|---|---|
| Observé | Facteurs et réponses |
| Inconnu | Intercept , pentes , variance des erreurs |
| Estimé | , , réponse ajustée |
| Supposé dans le cours | Erreurs indépendantes et normales ; variance constante ; de rang plein |
Pente : variation moyenne attendue de pour une unité supplémentaire de , à autres facteurs constants. Intercept : valeur moyenne lorsque tous les facteurs sont nuls, si elle est interprétable.
Attention : une relation statistique (association) ne prouve pas une causalité.
7.2. Trouver la meilleure droite : least squares (moindres carrés)
Section intitulée « 7.2. Trouver la meilleure droite : least squares (moindres carrés) »Les fitted values (valeurs ajustées) sont en régression simple ; les residuals (résidus) sont .
Les coefficients choisis minimisent la sum of squared errors (SSE) :
Sous les erreurs normales du cours, minimiser équivaut à maximiser la vraisemblance des coefficients.
| Modèle | Estimateurs (slides 173–176) |
|---|---|
| Simple | |
| Multiple, rang plein |
Avec et .
La hat matrix vérifie (slide 174).
Exemple de Hooke (slide 176) : et ; dans ce modèle, une hausse de masse de 1 kg correspond à une hausse moyenne estimée de déformation d’environ 0,506 m.
7.3. La qualité du modèle : SST, SSR, SSE et
Section intitulée « 7.3. La qualité du modèle : SST, SSR, SSE et R2R^2R2 »Pour des moindres carrés avec intercept :
| Quantité | Sens | Formule |
|---|---|---|
| SST (total) | Variation autour de | |
| SSR (regression) | Variation expliquée par la droite | |
| SSE (error) | Variation non expliquée |
Exemple : si et , on obtient . Cela signifie que le modèle explique 75 % de la variation observée autour de la moyenne sur cet échantillon. Le cours obtient pour le ressort.
Piège — un grand $R^2$
Ce n’est ni une preuve de causalité, ni une vérification des hypothèses sur les erreurs, ni une garantie de bonne prédiction sur de nouvelles données.
7.4. Fiabilité des estimations
Section intitulée « 7.4. Fiabilité des estimations »Les coefficients estimés sont aléatoires avant observation : un autre échantillon donnerait d’autres valeurs.
Sous les hypothèses normales du cours (slides 181–187) :
Les estimateurs sont unbiased (sans biais) : leur moyenne, sur des échantillons répétés, égale le vrai paramètre. Cela ne signifie pas que les prédictions soient parfaites.
L’estimateur sans biais de la variance des erreurs est :
On retire degrés de liberté pour les coefficients estimés. Sous normalité, .
L’standard error (erreur standard) d’un coefficient est , où est la diagonale de . Pour une pente simple, .
7.5. Inférence : deux tests à ne pas confondre
Section intitulée « 7.5. Inférence : deux tests à ne pas confondre »Test global de Fisher : le modèle explique-t-il quelque chose ?
On rejette pour une grande valeur de ou une p-value de queue droite inférieure à . Cela signifie qu’au moins une pente est non nulle, pas toutes. Attention à l’écriture inversée de la p-value sur la slide 190.
Test individuel de Student : un coefficient précis est-il significatif ?
Le rejet se fait dans la ou les queues dictées par . En bilatéral, on rejette si , ou si .
Exemple ressort (slides 191–197) : la pente est significative ; pour , le cours obtient , donc on ne rejette pas à 5 %.
7.6. Intervalle de confiance vs intervalle de prédiction
Section intitulée « 7.6. Intervalle de confiance vs intervalle de prédiction »| Ce qu’on veut encadrer | Méthode | Interprétation |
|---|---|---|
| Coefficient inconnu | Confidence interval (IC) | Précision de l’estimation du paramètre |
| Nouvelle réponse individuelle | Prediction interval (IP) | Incertitude sur une future observation, bruit compris |
IC d’un coefficient au niveau (slide 194) :
Pour le test bilatéral au seuil , si 0 appartient à l’IC, on ne rejette pas . Un IC fréquentiste de 95 % est une procédure qui contient le paramètre fixe dans 95 % des échantillonnages répétés ; ce n’est pas une probabilité attribuée au paramètre après calcul de l’IC.
IP pour une nouvelle observation — slide 199, comme sur la capture fournie. En régression simple, pour un nouveau facteur :
Le correspond au bruit de la nouvelle observation. L’incertitude augmente quand s’éloigne de la moyenne . Pour , c’est un intervalle de prédiction à 95 %.
7.7. ANOVA : comparer des moyennes de groupes
Section intitulée « 7.7. ANOVA : comparer des moyennes de groupes »Exemple officiel (slides 201–206) : 3 usines produisent des céramiques ; on mesure 10 résistances par usine, soit observations.
| Élément | Nature |
|---|---|
| Réponse | Résistance (quantitative) |
| Facteur | Usine (catégorielle, groupes) |
| Paramètres inconnus | |
| Conditions | Mesures indépendantes, normalité dans les groupes, variances communes |
L’ANOVA — analysis of variance (analyse de la variance) teste :
Intuition : si la variation entre groupes est grande relativement à la variation au sein des groupes, l’égalité des moyennes est peu compatible avec les données.
ANOVA = régression catégorielle
Section intitulée « ANOVA = régression catégorielle »On représente les 3 usines par deux dummy variables (variables indicatrices) ; l’usine 3 est la référence :
| Usine | Moyenne du groupe | ||
|---|---|---|---|
| 1 | 1 | 0 | |
| 2 | 0 | 1 | |
| 3 (référence) | 0 | 0 |
Le modèle est . Tester l’égalité des moyennes revient à tester : c’est le test F global.
Pour groupes et observations :
| Source (slide 206) | Somme des carrés | Degrés de liberté |
|---|---|---|
| Entre usines — SSR | 41 050 | 2 |
| Dans les usines — SSE | 95 361 | 27 |
| Total — SST | 136 411 | 29 |
On obtient , . À 5 %, on rejette l’égalité des moyennes, mais on ne sait pas quelles usines diffèrent.
Pièges ANOVA
- L’ANOVA teste les moyennes, pas les variances. L’égalité des variances est une condition du test classique (le cours mentionne Bartlett).
- Avec catégories et un intercept, employer indicatrices : la catégorie restante sert de référence. Sinon n’est pas de rang plein.
- Un F significatif indique au moins deux moyennes différentes, sans identifier les groupes. Des comparaisons entre paires demandent des tests supplémentaires adaptés.
7.8. Carte de décision — du problème à la méthode
Section intitulée « 7.8. Carte de décision — du problème à la méthode »| Question réelle | Méthode | Attention à… |
|---|---|---|
| Ajuster des coefficients | OLS / moindres carrés | Ne pas confondre bruit et résidu |
| Mesurer l’ajustement | , SSE, SSR | Pas de preuve de causalité |
| Tester toutes les pentes | Fisher global | Ne signifie pas que toutes sont significatives |
| Tester une pente | Student | Loi sous , , sens de |
| Encadrer un paramètre | IC | Couverture fréquentiste correcte |
| Encadrer un individu futur | IP | Inclure le bruit dans |
| Comparer les moyennes de groupes | ANOVA | Égalité des variances = condition, pas |
À vérifier au TP : interprétation d’un estimateur sans biais, dispersion des résidus (variance constante / hétéroscédasticité), choix entre tests et intervalles. Le fichier formulaire contient les formules d’examen détaillées.